La littérature à l’ère de l’anthropocène – Une étude écocritique autour des oeuvres de l’écrivain taïwanais Wu Ming-Yi

Auteur : Gwennaël Gaffric 

L’Asiathèque, 2019
ISBN : 9782360571901

Présentation de l’éditeur :

Nombre de scientifiques, médias, philosophes et artistes de toutes sensibilités se font régulièrement l’écho d’une réflexion menée depuis quelques décennies sur le devenir de notre planète. Notre monde serait entré dans une nouvelle ère où l’activité humaine serait devenue la force dominante du système géologique terrestre : l’ère de l’Anthropocène.

Adoptant une approche écocritique, Gwennaël Gaffric aborde ici le traitement littéraire des questions écologiques à Taiwan. Il centre son étude sur les oeuvres de Wu Ming-yi (né en 1971), figure majeure des scènes littéraire, artistique et militante taïwanaises, dont plusieurs nouvelles et romans ont été traduits en français, parmi lesquels Les Lignes de navigation du sommeil (You Feng, 2013), L’Homme aux yeux à facettes (Stock, 2014) et Le Magicien sur la passerelle (L’Asiathèque, 2017) mais il s’attache à élargir son propos en mettant en perspective et en dialogue des textes d’autres auteurs taïwanais contemporains, ainsi que des réflexions philosophiques proposés par des penseurs issus de plusieurs disciplines et de tous horizons géographiques, d’Asie, d’Europe et d’ailleurs. 

Citons parmi les points développés dans cette étude : De la littérature de la nature à l’écopoétique ; Wu Ming-yi et le nature writing : poétique de l’eau ; problèmes écologiques et environnementalisme à Taiwan ; nommer, classer et administrer les vivants ; réinventer le temps et l’espace. Une bibliographie extensive et trois index achèvent de faire de ce livre un ouvrage de référence.

L’ouvrage est précédé d’une préface de Stéphane Corcuff, directeur de la collection «Études formosanes» et enseignant-chercheur à Sciences Po Lyon. Son «Prélude à l’Anthropocène» est une entrée en matière saisissante comme peut l’être un texte écrit en regardant sans détourner les yeux l’abîme indescriptible que paraît être l’Anthropocène. Il réfléchit à l’ontologie de cette ère de l’histoire du monde qui s’ouvre, en appelant notamment à une transdisciplinarité intégrale pour penser cette terrifiante perspective qui pourrait l’être moins à partir du moment où elle serait formulée, et en posant la question: au fond, l’Homme a-t-il jamais été un Homo sapiens?

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