Walis Nokan : « Se saisir de l’essentiel »

Walis Nokan. (Photo : Pierre-Yves Baubry)

Son livre Les Sentiers des rêves (瓦歷斯微小說) est paru en mai 2018 en français chez L’Asiathèque, dans une traduction de Coraline Jortay. A cette occasion, l’écrivain Walis Nokan a accordé à Lettres de Taïwan un entretien, réalisé début mars à Taipei.

Entretien réalisé par Charlène Henry et Pierre-Yves Baubry, avec l’aide de Huang Yi-jie (黃翊傑), traduit du chinois par Charlène Henry.

Lettres de Taïwan : Avec Les Sentiers des rêves, vous invitez le public à lire des micronouvelles. Dans le recueil La Montagne rêve (山有夢), traduit en français par Gwennaël Gaffric et Camille Loivier (Neige d’Août, 2015), nombre de vos poèmes étaient déjà de simples distiques. Pouvez-vous nous expliquer ce choix d’une écriture économe en mots ?

Walis Nokan : Les formes littéraires ayant cours à Taïwan nous viennent presque toutes de l’Occident, et c’est le cas en particulier de la nouvelle. Nous avons tendance à dire aujourd’hui que pour mériter le titre d’écrivain, il faut écrire de longs romans. Si par contre vous écrivez de courtes nouvelles, alors, à Taïwan, vous n’êtes pas considéré comme un véritable écrivain, qui plus est si vous écrivez des nouvelles d’environ 1500 mots seulement. Cela est très cruel, ne trouvez-vous pas ? 

Les gens ne comprennent pas vraiment la littérature. En écrivant des romans, on raconte beaucoup de choses, peu importe si cela est bien écrit ou non. Le travail d’un écrivain consisterait à écrire beaucoup ? Je suis convaincu que cela est faux. Se saisir de l’essentiel, n’est-ce pas là l’art de la nouvelle ? La nouvelle doit contenir une histoire, un personnage et une intrigue. C’en sont là les trois éléments fondamentaux, mais nous oublions trop souvent le cœur de la nouvelle, qui est la situation actuelle de Taïwan.

Toutefois, je suis convaincu que dans beaucoup de pays occidentaux, on distingue également le romancier du nouvelliste, jugé moins noble. Le Colombien Gabriel Garcia Marquez, lauréat du prix Nobel de littérature, disait : « Lorsque j’écris un roman, dès le premier mot, je sais d’emblée que mon œuvre sera achevée. Par contre, lorsque j’écris une nouvelle, du premier au dernier mot, je ne peux garantir que celle-ci sera bien écrite. » Il y a dans ses propos une métaphore très intéressante. Il dit que le roman est comme une vaste mine où l’on trouve des ressources abondantes dès que l’on y entre, contrairement à la nouvelle qui est une mine dans laquelle il faut constamment creuser à la recherche de pierres précieuses.

Beaucoup de romanciers classiques sont d’abord des nouvellistes, comme Maupassant et Balzac. Il y a deux ans, j’ai visité les anciennes demeures de ces deux écrivains. A Taïwan, la tendance est à l’écriture de longs romans. Écrire un long roman historique prouve que vous êtes un écrivain, un lettré. Je pense que c’est un phénomène lié au politiquement correct.

Dans le monde littéraire taïwanais, on a connu des micronouvelles d’environ 1200 mots et, à l’initiative du quotidien United Daily, un prix littéraire pour les nouvelles et un autre pour les micronouvelles, mais cela est de l’histoire ancienne. 

Au Japon, on appelle cela le « roman de poche », le plus célèbre auteur de micronouvelles étant le romancier de science-fiction Shin’ichi Hoshi (星新一, 1926-1997). Cependant, sur la scène littéraire japonaise, les « romans de poche » ont également tendance à se faire plus rares. Inutile donc de mentionner que si un prix littéraire pour les micronouvelles n’existe pas aujourd’hui à Taïwan, c’est pour la bonne et simple raison qu’un nouvelliste n’y est pas considéré comme un romancier. 

Mais nous n’avons pas encore parlé de ce qui constitue le cœur de la littérature. Lorsque j’ai écrit ces micronouvelles, je me suis mis au défi de savoir d’une part si je pouvais être un bon nouvelliste et, d’autre part si j’étais capable de saisir l’essence même de la nouvelle. 

Les écrivains répondent à la société dans laquelle ils vivent, je réponds moi aussi à notre époque. Je pense qu’il y a plusieurs fondements à cette réponse, le premier étant l’ère internet. Sur Facebook, on peut poster des messages n’importe quand, n’importe où. Vous l’avez remarqué, ces messages ne sont jamais longs. Pourtant, 99% d’entre eux ne sont que pollution, ce qui témoigne de l’avachissement de notre propre capacité d’écriture et de rédaction. A l’origine, le pouvoir des mots est très fort, mais à travers Internet nous avons rendu l’écriture vulgaire. 

C’est pourquoi je me suis lancé le défi de revenir à l’essentiel : pourrais-je exprimer un savoir et une rationalité littéraire en utilisant la phrase la plus économe possible ? Dans un roman de moins de 350 mots, la première chose à accomplir est de se faire comprendre, c’est le même principe que pour les messages sur Facebook. Alors, vous découvrirez que lire les micronouvelles que j’ai écrites vaut mieux que lire les détritus que l’on trouve sur Facebook. A travers une chose aussi courte, vous pouvez affiner votre sensibilité et votre intelligence. Là est le pouvoir de la littérature. De cette façon, j’espère que tout le monde pourra sentir à quel point l’écriture, et particulièrement l’écriture d’une nouvelle, est une chose non seulement chaleureuse et puissante, mais qui peut également améliorer votre état d’esprit.

Plusieurs micronouvelles de ce recueil sont très proches de certains de vos poèmes…

Quelle est la différence entre un très court poème et une histoire courte ? Vous savez, lorsque j’ai écrit le poème « Flûte traversière » [il figure, traduit en français, dans le recueil La montagne rêve], décrire la flûte à l’aide d’un poème faisait partie de mon objectif – très peu de gens savent que la flûte est en os. Par ailleurs, l’écriture de ce poème était une manière d’inviter chacun à réfléchir. Pourquoi ? Parce que c’est votre âme qui commence à parler. 

Je pense que l’une des plus grandes différences entre la poésie et le roman réside dans le fait que la poésie touche directement votre cœur, qu’elle a le pouvoir de vous bouleverser. Dans le roman, vous pouvez être bouleversé également, mais il y a un tournant qui est l’intrigue. Sans intrigue, il n’y a pas de roman. 

En lisant attentivement les micronouvelles que j’ai écrites, vous vous rendrez compte que je fais la même chose. Je parle des enfants qui jouent de la flûte. La plupart du temps, au cours de l’apprentissage, l’enseignant nous dit que nous ne jouons pas bien. Mais, à la fin de la micronouvelle qui figure dans Le Sentier des rêves, je me demande : pourquoi l’enseignant blâme-t-il l’élève ? Ce n’est pas l’élève qui souffle dans la flûte, mais c’est son esprit. Là est le tournant de l’intrigue que l’on ne retrouve pas dans le poème.

En lisant cet assemblage de textes brefs, on passe de réflexions sur la littérature à des chroniques sociales, en passant par des historiettes dans le genre cape et épée (wuxia) et des histoires de la tribu. Le narrateur prend des identités différentes, vous jouez avec différents genres, et le ton se fait tour à tour caustique, critique ou empli d’émotion. Peut-on dire que l’on touche là aux diverses facettes de votre travail d’écrivain ?

Je vais vous donner un exemple. Dans le sud du Mexique, il y a eu une rébellion indigène zapatiste dont l’un des personnages emblématiques était le sous-commandant Marcos. Parce qu’il portait un masque, les gens lui demandaient : « Pourquoi portez-vous un masque alors que vous vous engagez dans la lutte révolutionnaire ? » Ce à quoi, il répondait : « Je porte un masque pour attirer l’attention sur notre révolte. Mais si j’enlève ce masque, alors je deviens invisible, personne ne me remarque. » Comme les indigènes zapatistes portant un masque alors que le gouvernement les pourchassait, si vous portez un masque, alors qui peut savoir que vous êtes un révolutionnaire ? Personne. 

En fait, mes micronouvelles ont de multiples facettes. Je vous ai révélé mon visage, pourquoi m’interroger encore?

Ce recueil de nouvelles est composé de huit parties qui prennent en quelque sorte le lecteur « à rebours ». D’emblée, le premier thème, « Littérature », se place sur le registre de l’intertextualité. Puis, vous revenez peu à peu aux thèmes de la nature, de la tribu et des rêves. Un tel arrangement surprend au regard d’autres œuvres d’auteurs autochtones. Le lecteur doit-il donner un sens particulier à cette séquence de thématiques ? 

La première chose à faire est de changer votre perception car vous pensez que je suis un auteur aborigène. Je suis écrivain. Ma vision est très claire. Beaucoup de gens mettent tous les écrivains aborigènes dans la même case. Il ne faut pas voir seulement l’autochtonie. Cela me fait penser à un discours que j’ai donné il y a vingt ans, alors que les ordinateurs à Taïwan n’étaient encore que des P2. J’ai utilisé un ordinateur portable pour une présentation et les gens étaient surpris de voir un aborigène se servir d’un ordinateur ! 

Donc, aujourd’hui lorsqu’on rencontre un écrivain aborigène, il faut absolument redéfinir le mot « aborigène ». Etre aborigène est le nutriment culturel de nos œuvres, c’est tout. Mais comment penser que la littérature autochtone ne concerne que les aborigènes ? Les Français ne peuvent-ils pas écrire sur l’Amérique? sur l’Angleterre? Cela revient à dire qu’après que l’auteur japonais Kazuo Ishiguro eut déménagé en Angleterre, puisqu’il est japonais, il n’aurait pu écrire que sur le Japon ? De cette façon, il ne serait pas devenu lauréat du prix Nobel de littérature. 

Quel est donc le cœur de la littérature dont nous avons parlé au début ? Voulons-nous comprendre la littérature ou seulement s’intéresser à la nationalité de l’écrivain ? Si l’on ne s’intéresse qu’à la personnalité de l’écrivain, alors nous nous retrouvons confinés. Nous avons tendance à penser que puisque cette personne vit de telle façon, cela influence directement son écriture, mais ce n’est pas le cas.

La nouvelle « Ça, cette pluie du chagrin » figure dans le recueil « Taipei, histoires au coin de la rue » (L’Asiathèque, 2017).

Justement, dans ce livre, votre écriture prend un tour qu’on pourrait qualifier de « postmoderne ». Cela est beaucoup moins frappant dans vos nouvelles plus longues telles que « Ours noir ou queue de porcelet » (黑熊或者豬尾巴) ou « Ça, cette pluie du chagrin » (這,悲涼的雨), déjà traduites en français et qui sont de facture plus classique. A quoi correspondent ces différentes stratégies d’écriture?

En fait, l’origine du roman est basée sur le réalisme et, aujourd’hui encore, la tradition du réalisme dans le roman perdure. A l’intérieur même du réalisme, certains écrivains vont développer des choses différentes, comme la Britannique Virginia Woolf, par exemple, avec le courant de conscience. L’écrivain français Honoré de Balzac, lui, utilisera les chroniques. Selon moi, c’est cela qui est le plus intéressant dans la littérature. Le roman est presque un mélange de poésie, de prose et de théâtre. En d’autres mots, le roman ne pourrait se définir selon une norme, car il ne répond pas à une forme fixe. 

C’est ce que je mets en avant dans les micronouvelles : « Le roman s’écrit de telle manière que les lecteurs le trouvent intéressant, captivant, c’est de cette façon qu’il devient alors un roman ». 

Je pense que si beaucoup de gens disent que le goût de la littérature se perd et que les gens ne lisent plus d’œuvres littéraires, c’est parce que de plus en plus, nous ne voyons plus qu’un seul style de littérature. Si la littérature ne prenait qu’une seule forme, alors elle disparaîtrait. En littérature, et plus particulièrement dans le roman, on peut puiser dans les traditions et utiliser la forme la plus classique pour écrire. Dans notre société actuelle en constante évolution, les choses les plus incroyables et inimaginables se trouvent sous nos yeux. Alors, pourquoi limiter le roman à une seule forme ? 

Regardez. Souvenez-vous d’il y a trente ans, auriez-vous imaginé que des choses comme les blogs ou Facebook verraient le jour ? Il en va d’un logiciel de communication comme de la littérature, dont la fonction originelle est la communication. Alors, la forme littéraire, et particulièrement la forme du roman, bien que basée sur le réalisme, ne peut être purement réaliste. A l’intérieur du réalisme même, nous pouvons développer bien d’autres styles littéraires. Vous pouvez voir que dans les micronouvelles, j’adopte différentes techniques d’écriture. En fait, je me défie moi-même pour extraire un maximum de choses à offrir au lecteur.

En 1990, vous publiez votre premier ouvrage 永遠的部落 (Yongyuan de buluo). Écriviez-vous déjà avant cette première publication ? Si oui, qu’écriviez-vous ? Quand vous êtes-vous découvert un attrait pour la littérature ? Comment votre écriture a-t-elle évolué au fil des ans ?

L’écriture n’est rien d’autre qu’utiliser des mots pour concrétiser un projet, c’est ce qui fait de moi un écrivain. L’écrivain emprunte, utilise des mots pour écrire une œuvre. S’il utilise sa voix, il  devient alors chanteur, s’il utilise son savoir-faire et un outil, tel qu’un couteau, alors il devient sculpteur. Mais tous ces artistes en herbe, avant de devenir de vrais artistes, ont dû s’imprégner des nutriments de leur culture. C’est la même chose pour moi. 

Pendant mon enfance, je vivais reculé dans les montagnes de Taïwan. En tant qu’Atayal, fils aîné de la famille, c’est moi que mon père a emmené le premier dans les montagnes pour chasser. Je vous raconte cela pour vous dire comment durant mon enfance déjà, j’avais cultivé beaucoup des nutriments de mon écriture. Notre existence ne serait-elle pas déjà une œuvre littéraire ? 

Le point commun entre les textes que nous connaissons de vous en français est que vous adoptez toujours un point de vue autochtone. Avec les chroniques du Jianghu [le Jianghu désigne, en littérature chinoise, une société parallèle à la société traditionnelle de la Chine impériale] qui figurent dans Les Sentiers des rêves, vous semblez associer les cultures autochtones à ces héros en marge de la société, tout en traitant ce sujet sur un mode littéraire typique du monde chinois. Peut-on parler là de grand écart ?, de détournement ? 

En Occident, il y a ce que l’on appelle les romans de science-fiction. Le Jianghu n’est rien d’autre que la forme primitive de la science-fiction, genre basé sur la société contemporaine, alors que les romans d’arts martiaux traditionnels chinois, eux, sont basés sur la société ancestrale. Mais en fin de compte, ce sont des romans. 

Revenons donc à une interrogation fondamentale : qu’est-ce que le roman ? Pourquoi lire un roman ? Est-ce quelque chose de vital ? Mais alors pourquoi lire ? Un précepte philosophique dit : « Je lis donc je suis ». De même que le lecteur lit des romans, de la poésie, de la prose, dans le but de donner un sens à son existence, les écrivains ne font rien de plus que créer un espace dans lequel le lecteur peut exister.

Les rêves sont très importants dans la culture atayal. Ils sont le moyen de communiquer avec les âmes déjà endormies des ancêtres de la tribu. Dans vos textes, ils semblent aussi avoir de nombreuses autres fonctions. Diriez-vous que les rêves sont un lieu d’apprentissage, au même titre que l’est la nature pour les membres de la tribu atayal ? 

Dans la littérature occidentale, la personne la mieux placée pour vous parler du rêve est l’Argentin Jorge Luis Borges. Sa vision du rêve est une distorsion de la vie réelle. Les peuples autochtones du monde entier aiment parler des rêves, notamment les Amérindiens. Nous, aborigènes de Taïwan, nous utilisons les rêves pour la divination. Notre perception du rêve est appelée oniromancie ou divination par les rêves. Les rêves ont une grande importance, ils guident et rythment nos vies mais nous ne pouvons pas les saisir. Ils sont tantôt nos désirs, tantôt notre imagination. 

Ce qu’on ne peut réaliser devient possible dans nos rêves. Si l’on aime une femme qui ne nous aime pas en retour, alors la seule chose à faire est de rêver la nuit que celle-ci nous aime. La raison pour laquelle je parle des aborigènes dans la dernière partie de mon recueil, ou bien devrais-je dire la raison pour laquelle j’ai écrit des micronouvelles de cette manière, c’est uniquement parce qu’en fait, je raconte les histoires imaginées dans mon rêve atayal.

Avant de devenir écrivain, je vivais au sein de ma tribu, ce qui m’a donné les nutriments de mon écriture, mais il est difficile pour moi d’admettre que dans la littérature contemporaine, on ne se concentre désormais plus que sur deux éléments. Le premier est de ne jurer que par l’abondance des mots et le second est de faire prévaloir ses compétences stylistiques. La littérature devient alors un jeu entre écrivains, à qui sera le meilleur. Finalement, que ce soit dans la tradition littéraire occidentale ou chinoise, il ne devrait pas en être ainsi. 

Nous vivons aujourd’hui dans un monde érigé par la mondialisation et le capitalisme. Ces micronouvelles sont en fait une rébellion face aux deux éléments de la littérature contemporaine que je viens d’évoquer. Autrement dit, il faudrait plutôt chercher le joyau de la littérature, cette chose qui vous touche le cœur lorsque vous lisez, qui vous arrache une larme, qui vous fait rire. C’est ça la littérature.

Vous avez participé à des mouvements environnementaux ainsi qu’à des mouvements de défense des territoires autochtones. Cependant, il semble que vous soyez en quelque sorte fataliste sur le fait que les mentalités taïwanaises puisse changer un jour, comme s’il était déjà trop tard. Dans votre poème « Abo… de Taïwan » (La Montagne rêve, 2015), vous pensez qu’il existe une justice naturelle concernant les personnes qui maltraitent l’environnement. En tant qu’autochtone de Taïwan, quel est votre regard sur les relations entre l’homme et la nature?

La situation à Taïwan n’est pas un cas isolé. Le problème que nous rencontrons aujourd’hui n’est pas simplement la persécution des peuples autochtones par l’Etat, c’est notre mode de vie qui pose problème. Aujourd’hui, notre mode de vie se rapproche dangereusement du capitalisme qui consiste à exploiter les ressources au maximum pour le confort des hommes, et qui cause du tort à notre environnement. Seulement, l’homme se sent plus fort que la nature, ce qu’illustre la maxime taïwanaise [人定勝天, ren ding sheng tian] qui dit que la détermination d’un homme peut vaincre la nature. 

De nos jours, de nombreux pays disent vouloir partager les ressources entre les citoyens, mais il n’en est rien ! Cela ne ressemble en rien au partage, mais plutôt à la destruction de la nature au profit de l’homme, je me trompe ? Mais dans la culture aborigène, nous avons une relation de partage avec la nature. Le partage ne consiste pas à profiter ensemble. Avant de partager, il faut d’abord se prémunir des catastrophes à venir.

En d’autres termes, l’homme veut dominer la nature, mais il n’est qu’une partie de la nature.

2 réponses à “Walis Nokan : « Se saisir de l’essentiel »

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