Chu Tien-wen lauréate 2015 du prix Newman pour la littérature chinoise

Chu Tien-wen

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L’écrivaine taiwanaise Chu Tien-wen [朱天文] s’est vu décerner, le 17 septembre, le prix Newman pour la littérature chinoise 2015. Décerné tous les deux ans sous l’égide de l’Institut sur les questions sino-américaines de l’Université de l’Oklahoma, aux Etats-Unis, ce prix distingue une œuvre de prose ou de poésie en langue chinoise – Chu Tien-wen est ici récompensée pour Spendeur fin de siècle, un recueil de nouvelles publié en 1990.

Première femme lauréate du prix Newman, Chu Tien-wen est née en 1956 à Taipei dans l’une des familles les plus en vue de la scène littéraire – son père est l’écrivain Chu Hsi-ning [朱西甯] et sa sœur cadette, Chu Tien-hsin [朱天心], est également une femme de lettres. Entamée dans les années 70 avec des œuvres sentimentales, la carrière de Chu Tien-wen est marquée par la publication d’Une ville à l’été chaud, en 1987, et surtout de Spendeur fin de siècle, trois ans plus tard.

De ce recueil, Margaret Hillenbrand, professeur à l’Université d’Oxford et membre du jury du prix Newman, affirme qu’il a « élevé le genre de la nouvelle en langue chinoise vers de nouveaux sommets » et « montré sa pertinence pour notre époque ». « Chu Tien-wen est prodigieusement douée pour l’écriture de nouvelles, ajoute Margaret Hillenbrand. Les textures, les parfums, les couleurs et les saveurs jaillissent de sa prose, si exceptionnellement composée, avec une telle force qu’ils aspirent le lecteur au sein du texte, d’une façon que l’on n’observe pas d’habitude avec des nouvelles. »

Le style de l’auteur, note le jury du prix Newman, s’affirme une nouvelle fois en 1994 avec Carnets d’un homme désolé. Après une période davantage consacrée à l’écriture de scénarios aux côtés de Hou Hsiao-hsien [侯孝賢], Chu Tien-wen revient sur le devant de la scène littéraire en 2007 avec Les mots d’une sorcière, une œuvre qui met l’accent sur la nature même de l’écriture. Plusieurs nouvelles de Chu Tien-wen ont été publiées en français, aux côtés de celles écrites par son père et par sa soeur, dans Anthologie de la famille Chu.

Fondé en 2009, le prix décerné par l’Université de l’Oklahoma porte le nom de Harold et Ruth Newman, de généreux mécènes ayant permis la fondation de l’Institut sur les questions sino-américaines. En 2009 et 2011, il a été attribué aux romanciers chinois Mo Yan [莫言] et Han Shaogong [韓少功], respectivement, puis au poète taiwanais Yang Mu [楊牧] en 2013. Pour le prix 2015, Chu Tien-wen a été préférée aux auteurs chinois Yan Lianke [閻連科], Yu Hua [余華] et Ge Fei [格非], ainsi qu’à l’écrivain malaisien Chang Kui-hsing [張貴興].

(Source : Taiwan Info)

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