Nuages mouvants. Chronique sur la réalisation du film « The Assassin »

9782360570782Auteur : Hsieh Hai-meng [謝海盟]

Traduction : Catherine Charmant, Xinnan Deng, Pascale Wei-Guinot
L’Asiathèque, 2016
ISBN : 9782360570782

Présentation de l’éditeur :

Ce livre propose un triptyque inédit : le récit historique de Pei Xing [裴鉶] (IXe siècle) qui a inspiré le film The Assassin, le scénario original (écrit par Chu Tien-wen [朱天文], A Cheng [鍾阿城] et Hsieh Hai-meng), enfin et surtout « Nuages mouvants », la chronique de l’écriture du scénario, de la préparation et du tournage, écrite par Hsieh Hai-meng, la plus jeune des scénaristes, une personnalité forte et originale de la scène littéraire taïwanaise, qui a en partie inspiré le caractère de l’héroïne du film, une justicière rebelle qui lutte contre les tyrans dans la Chine du IXe siècle.

Salué comme un chef-d’oeuvre au Festival de Cannes 2015 où il reçut le « Prix de la mise en scène », sélectionné pour concourir à l’Oscar du meilleur film étranger en 2016, The Assassin, dix-huitième long-métrage de Hou Hsiao-hsien [侯孝賢] est, selon l’expression de Jean-Michel Frodon (l’auteur de la préface) « une mutation, un voyage,un tournant dans l’art mobilisé ». Nuages mouvants fournit d’innombrables indices qui en éclairent le processus de création. On y découvre une vision particulière de la culture chinoise classique des Tang et du cinéma, on y saisit de façon vivante et incarnée la manière dont travaille Hou Hsiao-hsien. On y comprend aussi les enjeux plus vastes en termes matériels, financiers, stylistiques, « idéologiques » auxquels il est confronté. On y a enfin accès à des informations plus générales sur les conditions de tournage en Chine, à Taïwan et au Japon. Tout le travail — depuis l’écriture du scénario jusqu’à la sortie du film — est dévoilé, mêlant croquis pris sur le vif, opinions tranchées sur des réalisateurs et des films, références aux conditions de fabrication d’autres films de Hou Hsiao-hsien, réflexions sur le sens de ses comportements et de ses décisions.

Les deux écrits précédant la chronique de Hsieh Hai-meng — bref récit du IXe siècle d’un côté, et de l’autre scénario rédigé au XXIe siècle avec la connaissance du gigantesque corpus de romans et de films de wuxia (histoires de « chevalerie » et d’arts martiaux) — permettent de percevoir ce que peut signifier la réinvention en vue d’un art très actuel, le cinéma, d’un noyau narratif vieux de plus de mille ans.

 

2 réponses à “Nuages mouvants. Chronique sur la réalisation du film « The Assassin »

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