Taipei

9782846267861Auteur : Tao Lin [林韜]

Traduction : Charles Recoursé
Au Diable Vauvert, 2014
ISBN : 9782846267861

Présentation de l’éditeur :

Qualifié dès ses premiers écrits d’«écrivain de la génération Internet», de «Kafka de la génération iphone», de «révélation hipster» ou encore de nouveau prodige de la littérature selon le New-York Magasine, Tao lin est devenu avec ce roman une nouvelle voix incontournable dans le paysage américain, et il illustre bien la modernité, le renouveau et la vitalité de la littérature US.
Taipei est un poème, ou une élégie, sur la façon dont nous vivons aujourd’hui. En suivant Paul, de New York où il se fait un chemin artistique à travers les scènes artistiques et littéraires de Manhattan, jusqu’à Taipei, ville de ses origines, on observe l’échec d’une relation amoureuse en même temps qu’une autre naît sur internet et s’épanouit en un mariage inattendu à Las Vegas. C’est un étrange roman d’amour et de formation, qui se révèle une passionnante réflexion sur la mémoire, l’amour et ce que signifie être vivant, jeune et marginal en Amérique et n’importe où.
Il s’inscrit avec évidence dans une littérature moderne et connectée, aux côtés, entre autres, de Bret Easton Ellis ou de Douglas Coupland. Et pour le sens du vide contemporain et son ironie désespérée, du côté de Houellebecq et de Wallace. Bret Easton Ellis considère quant à lui Tao Lin comme «le styliste le plus intéressant de sa génération» et la presse américaine a réservé un triomphe à Taipei.

Parfois, au milieu d’une dispute, quand il avait l’impression de jouer dans un film dont une scène venait de s’achever, Paul se mettait tout à coup à sourire, ce qui faisait sourire Michelle, et ils arrivaient à retrouver le plaisir de faire des choses ensemble pendant une à quarante heures, mais ce n’est pas ce qui se passa cette fois-là, en partie car c’était Michelle qui avait souri la première. Paul détourna le regard, quelque peu déboussolé, et réprima son sourire. «Quoi», dit-il d’une voix monocorde, plus fort que prévu, incertain de ce qu’il ressentait réellement, et ils montèrent dans un ascenseur vaste et ordinaire dont les portes se refermèrent lentement.

3 réponses à “Taipei

  1. J’aime en général ce genre de littérature (American Psycho de Bret Easton Ellis, ou certains livres de Houellebecq). Pourtant, j’ai abandonné la lecture de Taipei au premier tiers.

    J’ai trouvé l’écriture particulièrement mauvaise. Chaque personnage est décrit par son nom et son âge. C’est aussi chiant que de lire un annuaire universitaire.

    Quant à l’action, elle consiste à retrouver un des personnages principaux énumérant la liste des drogues synthétiques qu’il va (ou qu’il vient) ingérer. Donc je rectifie : c’est aussi chiant que de lire un annuaire pharmaceutique !

    • Merci pour ce commentaire! Sur « Taipei », les avis semblent en effet très partagés. N’hésitez pas à donner votre avis sur d’autres ouvrages : nous référençons l’intégralité de l’offre éditoriale liée à Taiwan !

  2. Pingback: Tao Lin | Lettres de Taïwan 台灣文學·

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