Le Magasin du XIXe siècle – 2

9782876736368Auteur : Collectif

Editions Champ Vallon, 2012
ISBN : 9782876736368

Présentation de l’éditeur : 

De la Physiologie du parapluie aux antiques du cousin Pons, du « gros meuble à tiroirs » de Baudelaire au buffet de Rimbaud, du baromètre de Mme Aubain à l’exposition des ombrelles du Bonheur des Dames, la littérature dit le plaisir euphorique de la marchandise, chante les « vieilles vieilleries », mais se lamente de l’emprise des choses sur l’individu, de l’absolue et indistincte victoire de la matière. Certes, les choses en principe sont marques rassurantes de possession pour qui définit son être par son avoir. Mais les choses aussi, silencieuses, têtues, fonctionnelles ou afonctionnelles, souvent menacent : la guillotine de Hugo, le pendule de Poe, l’horloge de Baudelaire, l’Ève future de Villiers de l’Isle-Adam. On se plaint de la « malice des choses » (Gravillon, puis Verlaine) ; on est fasciné par la « force des choses » (Hugo) ou on tremble devant elle (M. Prudhomme). « L’ironie des choses » est dénoncée par des parenthèses exclamatives : la personne humaine, cet être libre par excellence serait donc le jouet d’un ordre objectif pervers ? Avant le dormeur de Proust, il arrive que le philosophe en sa méditation se voit confronté à une « chose sans cause ». C’est que décidément l’objet objecte. Omniprésente part d’ombre d’un siècle où l’homme commence déjà à perdre confiance en son humanité, les choses ne seraient-elles pas l’un des envers de l’histoire contemporaine ?À l’image de l’armoire de choses et de mots qu’ouvre Balzac dans le Traité de la vie élégante et d’où dégringolent, ex abrupto, l’« écran » » et la « bassinoire », l’« ottomane » et le « lavabo », les « bésicles » et l’« amidon », le « bonnet » et l’« écritoire », ou encore – fastueux bric-à-brac – le « canezou », le « jaseron » et les « girandoles », le Magasin du XIXe siècle se devait de ne pas attendre au-delà de son numéro 2 pour ouvrir ses réserves, étaler ses articles-Paris, en proposer un premier inventaire. À défaut d’un vaste muséum, notre dossier à tiroirs se voudrait le grenier vivant de ce siècle des choses.

Au sommaire de ce numéro :

– « La Chine à Paris : une rencontre inédite sur une scène de théâtre en 1851 » par Lo Shih-lung [羅仕龍].

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