Le naufrage de Bontekoe & autres aventures en mer de Chine

9782906462854Auteur : Willem Ysbrantsz Bontekoe

Traduction & édition : Xavier de Castro & Henja Vlaardingerbroek
Chandeigne, 2002
ISBN : 9782906462854

Le 28 décembre 1618, Willem Ysbrantsz Bontekoe, capitaine du Nieuw-Hoorn quitte les pays-bas pour l’île de Java. Après plusieurs mois de navigation éprouvante, il relâche à la Réunion puis à Madagascar. Plus tard, en plein océan Indien, le feu prend à l’eau-de-vie, puis aux poudres, et le vaisseau explose alors « en tant de débris que l’on ne pouvait plus distinguer si ceux-ci provenaient d’hommes ou d’autres choses ». Parmi les membres d’équipage restés à bord, seuls survivent Bontekoe, grièvement blessé, et un jeune mousse. Mais soixante-dix hommes, qui s’étaient opportunément enfuis dans les chaloupes pendant l’incendie, viennent les repêcher. Vingt-trois jours durant, les tortures de la famine et de la soif réduisent Bontekoe et ses compagnons, qui dérivent au gré des courants et des vents, aux extrémités les plus pénibles. Parvenant sur la côte de Sumatra, ils se procurent quelques vivres, mais subissent de lourdes pertes lors d’un combat contre les indigènes. Puis ils gagnent enfin le détroit de la Sonde, oú une flotte hollandaise recueille les rescapés. Bontekoe narre ensuite un voyage aux Moluques et les préparatifs d’une longue expédition en mer de Chine : il participe tout d’abord au fiasco de l’attaque contre les portugais de Macao en juin 1622, puis mène deux ans durant, depuis Formose, une sanglante guerre de course qui écume les côtes chinoises. Le dessein, naïf, d’imposer par la force à l’empire du milieu les prétentions commerciales de la Compagnie des Indes orientales, sera bien entendu un échec. Le 6 février 1625, Bontekoe quitte Batavia pour revenir dans son pays à la tête de trois vaisseaux richement chargés. Deux sombrent en chemin ; le sien, à moitié détruit par un ouragan, fait une longue halte réparatrice à Madagascar, puis se rend à Sainte-Hélène où les canons portugais manquent de l’envoyer par le fond. Ce n’est qu’après avoir traversé tous ces malheurs, et bien d’autres encore, que Bontekoe retrouve sa patrie le 25 novembre, « ayant échappé presque miraculeusement à la mort qui l’avait poursuivi sous tant de faces différentes ». Son récit, publié en 1646 à Amsterdam, eut un succès considérable et fut sans cesse réédité aux Pays-Bas. C’est aujourd’hui un classique de la littérature de voyage néerlandaise.

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